
Chers collègues,
Nous sommes des dizaines de milliers de producteurs engagés dans des filières de production de qualité : AOC, AOP, IGP, Labels, Certificats de Conformité des Produits, Agriculture Biologique… Nous sommes également des dizaines de milliers engagés dans des productions de marques comportant des cahiers des charges. La grande majorité de ces filières a banni l’utilisation de semences génétiquement modifiées et souhaite nourrir les animaux avec une alimentation exempte de contamination. Ce choix est très souvent supporté par les producteurs eux-mêmes, avec une incidence financière forte, mais ils ne pouvaient pas toujours communiquer sur ce choix.
Depuis le 31 janvier un décret publié par le Ministère de l’Ecologie permettra (à partir du 1er juillet 2012) d’étiqueter le produit final comme ayant été produit « sans OGM ». Fromages, viandes, volailles, amidonnerie…, toutes les filières sont concernées comme c’est déjà possible entre autres en Allemagne. Cette nouveauté permettra de valoriser enfin le travail effectué par tous ces paysans et de le faire reconnaître par les consommateurs qui ont besoin d’informations fiables sur les produits qu’ils achètent. Cela peut inciter aussi de nouveaux paysans à s’engager dans ces démarches afin de continuer de positionner l’agriculture française comme une agriculture de qualité.
Aujourd’hui des luttes d’influence sont à l’œuvre pour permettre la culture des semences génétiquement modifiées. Ces cultures mettront en péril le maintien des filières de qualité, la coexistence entre les cultures normales et les cultures génétiquement modifiées étant impossible. Doit-on pour quelques calculs égoïstes mettre en péril les productions qui assurent la présence de paysans nombreux dans les territoires ? Ce calcul égoïste est mené par ceux qui luttent contre le moratoire afin d’imposer à toute une société, à tous les producteurs, des produits dont personne n’a besoin.
Les ministres de l’agriculture et de l’environnement doivent dans les jours qui viennent renouveler l’interdiction de cultures génétiquement modifiées. Nous en appelons à tous les paysans pour veiller à ce que cette interdiction ne soit pas remise en cause. La responsabilité de ceux qui choisissent leurs intérêts particuliers contre l’intérêt du plus grand nombre est engagée : ils devront répondre de leurs choix.
Il en va de l’avenir des apiculteurs qui ne pourraient plus vendre leur miel, des éleveurs qui ne pourraient plus étiqueter leurs produits de qualité. Il en va également de la volonté des consommateurs qui veulent continuer de reconnaître le travail des paysans pour leur garantir des produits de qualité. Le parlement a voté une loi qui oblige ceux qui veulent cultiver des OGM à respecter ceux qui veulent produire sans OGM. Le gouvernement doit faire appliquer la loi qu’il a fait voter.
Œuvrons tous ensemble pour que les cultures qui ne feront qu’enrichir les semenciers et leurs supporters ne puissent avoir leur place sur le territoire français aujourd’hui, ni sur le territoire européen demain.
Philippe Collin
La brochure "Pesticides : On peut s'en passer !"
Cette brochure d'information de la commission pesticide au titre accrocheur est riche en informations. Très didactique, elle fera probablement réfléchir nombre d'entre nous.
Elle est téléchargeable ici :
Rassemblement devant l'Assemblée Nationale le lundi 28 novembre 2011 contre le vote de la Loi sur les Certificats d'Obtention Végétale.
La haie dont nous préssentions la destruction à court terme a été rasée ventredi 9 décembre.
Avant, il y avait ça -->
Pendant les travaux :

Et pour finir...

Regrets éternels

Beaucoup ont reçu ce faire part pour annoncer notre indignation de voir toujours plus de haies se faire déraciner
C'est aujourd'hui qu'on rase gratis !
La suppression des haies autour des parcelles agricoles représente un problème grave, pour nous, paysans. Il n'est pas nouveau, mais force est de constater que les nuisances et les inconvénients de cette pratique observés par le passé n'ont pas suffi à changer les habitudes. De nouvelles vont être détruites bientôt. Il est pourtant reconnu que préserver les haies contribue à :
En rapport avec la douleur de voir d'autres haies définitivement détruites, nous vous adressons ce faire-part de décès. Nous espérons qu'il saura attirer votre attention pour prendre les meilleures décisions, et enrayer ce phénomène causant des dégradations environnementales préjudiciables aux paysans et agriculteurs soucieux de travailler en bonne intelligence avec leur milieu, mais aussi avec les citoyens.
Si la sècheresse a des conséquences grave sur l'ensemble des productions agricoles, elles sont dramatiques pour les éleveurs. Certains se voient obligés d'envoyer une partie de leur cheptel à l'abatoir. Pour la Confédération paysanne 78 il n'était pas possible de rester les bras croisés. C'est ainsi qu'est né l'idée de lancer cette opération de solidarité paille.
C'est au total 1500 tonnes de pailles récoltées par la Confédération paysanne 78, soit la récolte d'environ 500 ha provenant de 12 exploitations qui ont participés. 90 camions expédiés en Sarthe , Mayenne, Maine et Loire et répartis dans 70 exploitations ( 40 à 50 % de la paille a été donnée dont une bonne partie en bio). Nos collègues des Pays de la Loire expriment leur satisfaction et remercient de pareille solidarité.
Le dernier ballot
Le dernier camion 
Il est aussi indispensable de se tenir prêt à l'avenir pour recommencer l'opération si une telle sècheresse venait à se reproduire, ce qui est plus que certain.
OGM - Procès de Poitiers : la relaxe n’a pas eu lieu
Alors qu’en première instance, le tribunal de Poitiers avait prononcé une relaxe pour les huit Faucheurs volontaires, la Cour d’Appel a condamné les inculpés.
Voir le site Inf'OGM pour plus d'informations
Monsanto est condamné lors du procès intenté par Paul François.
Paul François, céréalier de Bernac (Charente) est aujourd'hui âgé de 47 ans et invalide.
Cette invalidité fait suite à une intoxication au lasso, pesticide de Monsanto dont la toxicité avait déjà été suspectée dès les années 1980. Une première victoire avait été de faire reconnaître sa maladie comme une maladie professionnelle. La deuxième victoire est de condamner le fabricant de pesticide à l’indemniser.
Les pesticides sont avant tout un problème de santé publique, un problème de santé pour les paysans et les consommateurs.
ABEILLE ou OGM : IL FAUT CHOISIR !
Suite au jugement du 6 septembre dernier de la cour de justice de l'Union Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de maïs MON 810 ne sont pas commercialisables, Monsanto n'ayant pas demandé d'autorisation pour leur consommation.
Les apiculteurs dont les produits sont suspectés d'être contaminés par le pollen de l'OGM de MONSANTO ne peuvent plus vendre leurs récoltes.
plus d'info : site national